À L’AFFICHE : Le sens de l’humour des Cinéastes Camerounais

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Ce n’est plus à démontrer. Les Camers ont le sens de la comédie et de l’humour, dans la vie de tous les jours comme au cinéma. LFC est heureux de saluer cette qualité présente dans la culture cinématographique du 237 Land. 

Les Cinéastes camerounais savent jouer des différentes gammes du registre de la comédie et de l’humour. En commençant par la comédie pure, celle censée divertir tout en représentant des tares et ridicules des personnages, et au travers eux, de la société. 

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“DOORMAT” de Christa Éka appartient à cette première catégorie de comédie brute. Le court-métrage, sans dialogue, raconte les frustrations d’Annie dont les voisins n’hésitent pas à utiliser abusivement son paillasson pour nettoyer leurs pieds sales, et la manière dont elle décide finalement de se défendre. Un subtile mélange de comique de gestes et de situation.

Un tout autre style d’humour pour Serge Fonda qui propose dans le court-métrage “Beyond the reality“, la satire d’un comportement social. Le réalisateur met en scène deux amies qui échangent sur leurs relations respectives de couple diamétralement opposées, du moins d’après leur dire… Le film, situé entre la comédie et le drame familial, est une appréciable comédie de moeurs.

Dans “J’AIME” de Ngringeh Laurita et Simo Kaping Dannielle, ce que nous aimons le plus est son humour grinçant. Le film raconte des premiers RDV d’une jeune et intelligente étudiante avec des hommes sélectionnés sur internet. Une mise en scène assez divertissante d’une difficile quête amoureuse, qui repose sur l’association entre comique de caractères et de mots.

Jouant également sur le registre de l’humour autour du langage, “LE VRAI NDEM” réalisé par Agnès Djuimala est un festival de pics et répliques en argot entre deux jeunes du quartier pas très malins, qui se retrouvent confrontés aux questions d’un petit garçon studieux. Savourez la vidéo sans plus tard.

Tout comme le film d’action et le film d’horreur, chez LFC, nous souhaitons aux Cinéastes Camerounais de nourrir et voir s’épanouir le registre comique et humoristique. 

M.N.

À L’AFFICHE : Enquête inédite sur le Cinéma camerounais

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Une étude inédite signée Dina Surveys / CKoment magazine. Le média camerounais a révélé ce 10 juin 2018 une étude sur ce que pensent les camerounais locaux et la diaspora du cinéma  du pays. Riche en enseignement, l’étude manque de précisons. 

Une enquête inédite. À l’approche du festival Écrans Noirs 2018 qui se déroulera du 13 au 20 juillet à Yaoundé et Douala, le magazine CKoment a commandité un sondage sur la manière dont les camerounais et la diaspora perçoivent le cinéma local. Les résultats ont été dévoilés ce 10 juin. Bien qu’intéressants, ces « 12 chiffres sur le cinéma camerounais » demeurent alarmants.

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© Picture from CKoment magazine

Il en ressort que pour environ 3/4 des participants, l’industrie cinématographique est tour à tour inexistante, de mauvaise qualité, et souffre d’une formation suffisante. D’autre part, 2/3 des sondés estiment que les productions cinématographiques camerounaises sont insuffisantes et insatisfaisantes comparées aux autres pays de la sous-région. Un des éléments d’explication, pour la quasi totalité des participants, serait un manque de soutien étatique, et pour plus de 70%, l’omniprésence des télé-novélas qui freinerait la consommation de films locaux. 

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Pourtant, fait encourageant, près de 80% préfèrent un film camerounais à un film nigérian, bien que plus de 60% regardent davantage les productions européennes et américaines que celles locales. Il est aussi à noter que si pour 3/4 des sondés, le réseau Canal Olympia a relancé la consommation de ciné, pour près de 95% des participants, la révolution numérique constitue plus une opportunité pour le cinéma camerounais qu’un problème.

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Le coût d’un film est une équation importante, puisque selon l’étude, 5 000 fcfa est la limite budgétaire pour la quasi-totalité des camerounais. Une information utile à savoir, notamment lorsque l’on sait que les prix des avant-premières peuvent monter assez hauts, voire très hauts. 

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L’enquête a été menée par Dina Surveys, la première plateforme web camerounaise spécialisée dans les études marketing et les sondages en ligne auprès de 476 camerounais locaux et de la diaspora. Néanmoins, CKoment magazine ne nous dit pas s’il s’agit de l’échantillon ou des participants, ni si l’étude est représentative de la population camerounaise et de la diaspora. Des données méthodologiques essentielles qui seront, nous l’espérons, rendues prochainement publiques pour renforcer l’enquête.

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© Picture from DINA SURVEYS website

LFC salue pourtant l’étude, et espère voir ce type de sondage, très utile à l’industrie cinématographique du 237 land,  plus souvent. 

M.N.