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FESTIVAL : La cérémonie d’ouverture des ECRANS NOIRS 2018

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La cérémonie d’ouverture ce vendredi 13 juillet marque officiellement le début du Festival Écrans Noirs 2018. Sans surprise, plusieurs célébrités ont fait le déplacement pour inaugurer la 22 ème édition du marché du film d’Afrique Centrale. 

Ce vendredi soir, plusieurs personnalités du Cinéma camerounais et africain ont foulé les tapis rouges du Palais des Congrès de Yaoundé lors de la cérémonie d’ouverture du Festival Écrans Noirs 2018. La série River Hotel  de Didier Ndenga, diffusée ce 13 juillet était à l’honneur. Les acteurs de la série Habi Touré, et Majid Michel étaient présents.

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Parmi les cinéastes camerounais, on pouvait voir Saimon William Kum (gauche) à côté de Passy Ngah (« Braquage à la Camerounaise » ) et Michèle Ntédé ( “Jackpot”). Les membres du jury Lucie Memba Bos, et Laura Onyama, ont également assisté à la cérémonie. Bassek Ba Kobhio, Délégué Général du Festival, Paul Samba, co-réalisateur de « Rebel Pilgrim », Benjamin Eyaga, réalisateur de « Mes silences » et Gérard Essomba, acteur de « Life Point » et « W.AL.L.S », étaient aussi de la partie. Tandis que le maître de cérémonie n’était autre que Axel Abessolo.

Yaoundé va vibrer au rythme du marché du film d’Afrique centrale. Au programme de cette 22 ème édition du Festival Ecrans noirs des colloques, des formations et hommages, Miss Ecrans Noirs, mais surtout des compétitions de films, dont 21 camerounais.

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© Picture from CRTV article

À partir du 14 juillet dès 9h tous les matins, ne ratez pas le JT de la Programmation de Françoise Ellong sur notre page qui sera votre guide “Projections et Salles” et ce jusqu’au 20 juillet prochain. De même restez à l’affut. Vous aurez peut-être la chance de gagner des pass semaine qui vous donnent accès à toutes les projections en jouant aux nombreux concours sur la page Facebook de LFC.

M.N.

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MUST READ : Les relations hommes femmes au Cinéma

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En matière de relation de couple, le cinéma camerounais propose une vision déséquilibrée, où l’homme apparait tout puissant face à une femme reléguée à la seconde place. Une image dont certains films tentent de se départir, mais encore largement dominante.

Au 237 Land, le Cinéma projette encore une image peu équilibrée des relations hommes femmes, à l’image aussi d’une certaine réalité sociale. Et c’est « Beyond the reality » de Serge Fonda qui en est à la fois la plus criante manifestation, mais aussi sa plus implacable auto-critique. Si le réalisateur décrit le fossé existant entre les aspirations de couple de la femme camerounaise et la réalité amère conjugale, il le fait en mettant au centre la femme. 

Paradoxe de ce cinéma camerounais donc qui, comme la société, propose à voir, et mettre en avant les épouses / copines, mais généralement dans des situations de fragilité et de détresse comme dans le film «  ALMA » de Christa Eka Assam, ou « La fin d’un supplice » de Ferdinand Singho. Y compris lorsque le personnage de la femme sort du rôle de celle qui subit pour celle qui agit, comme le pendant maléfique de Mireille (Lynn Penpen) dans « La fin d’un supplice », ou Celena dans « Bad Game », les motivations relèvent encore souvent de la détresse psychologique ou l’instrumentalisation du compagnon.

Pourtant, il existe des films qui proposent aussi des relations hommes femmes plus équilibrées. Ainsi, «  Bonne Nouvelle » de Gérard Désiré Nguélé évoque la courte histoire d’amour entre Victor et Rose, bien qu’une nouvelle fois, le personnage féminin est en situation de fragilité, puisque séropositive. Une des caractéristiques du film, que l’on retrouve dans « La première fois »  du même réalisateur est la communication entre les personnages masculins et féminins qui instaure une réciprocité. Avec une petite limite néanmoins dans ce dernier film. Affirmer que quand une femme « pense non, elle dit quand même oui » est un point de vue très masculin.

Équilibre ne signifie pas nécessairement harmonie. Dans le « cri de coeur », Pierre Loti  Simo décrit une relation hommes femmes plutôt équilibrée entre MONNJI et ses épouses, en désaccord sur l’idée de repasser les seins de la petite dernière. Le court-métrage se différencie également en adoptant les deux points de vue, masculin et féminin. Autres films où les rôles féminins sont à la hauteur de ceux masculins, et où l’on sort des schémas un peu caricaturés des relations hommes / femmes : « A man for the week-end » d’Achille Brice, ou « Little Cindy » de Billybob Ndive Lifongo, deux films à découvrir dans le cadre du Festival Ecrans Noirs du 13 au 20 juillet dans la ville de Yaoundé.

Autant il est indispensable de dénoncer à l’écran les difficultés et vicissitudes des relations hommes femmes au 237 Land, autant le Cinéma camerounais se doit aussi de montrer au public que d’autres rapports plus équilibrés existent et sont possibles. RDV le 13 juillet aux Festival Écrans Noirs pour savoir dans quelle catégorie « Married Single » de L.T. Njeck se situe. 

M.N.

Les opinions exprimées dans cet article sont uniquement celles de l’auteur et n’engagent pas Le Film Camerounais. D’autre part, il s’agit d’un point de vue qui ne repose pas sur l’ensemble des films camerounais ayant traité de la question.