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PEOPLE : Benjamin Eyaga, une première à Cannes

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À peine deux ans après son premier court-métrage en tant que réalisateur, Benjamin Eyaga est à Cannes pour présenter « Mes silences » au marché du court « Short Film Corner ». C’était sa première aventure cannoise.

« Mes silences », le court-métrage de 24 minutes produit par Cédric Kenfack Tassiamba est présent au marché du court-métrage de Cannes 2018. Il raconte l’histoire du drame personnel d’une villageoise incarnée par l’actrice Lynn Penpen.  Un grand pas pour ce jeune acteur et réalisateur moins de deux ans après la sortie de son premier court-métrage «Course contre la honte ».

 

 

Benjamin Eyaga est pourtant un habitué des sélections. Il y’a moins d’un an, son court-métrage ‘’Devoted’’ était sélectionné au festival RIFIC et diffusé sur France-Télévision. Le “Short Film Corner” lui a ouvert les marches de l’un des festivals cinématographiques les plus prisés du monde, ainsi que des rencontres qui nous l’espérons, seront des perspectives importantes pour sa carrière.

 

 

La vie de “MES SILENCES” ne fait que commencer. Souhaitons à Benjamin Eyaga de faire partie de la sélection officielle du Festival Écrans noirs 2018 qui aura lieu à Yaoundé en juillet prochain. Affaire à suivre…

M.N.

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REVIEW : “LIFE POINT” ou quand le Cinéma d’auteur flirte avec le film grand public

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Le 17 février dernier, la chaine nationale (CRTV) nous proposait une soirée Cinéma que nous attendions tous : “Life Point” d’Achille Brice, en compétition officielle au Fespaco 2017, était enfin projeté sur nos petits écrans. Créant à la fois polémique et excitation, le film a néanmoins été vu par le plus grand nombre ce soir là comme en témoigne les multiples réactions sur les réseaux sociaux lues après diffusion.

Chez Le Film Camerounais, nous l’avouons : voir autant de téléspectateurs rassemblés autour d’un film 100% made in 237Land nous a énormément réjoui ! Les avis fusaient de partout, avec une ambiance digne d’une salle de Cinéma pleine à craquer. Nous avons tous découverts avec curiosité cette histoire d’amour naissante entre ce vieux Professeur d’Université veuf incarné par Gérard Essomba et cette jolie jeune danseuse, Tatiana Ngong, que nous raconte le réalisateur Achille Brice.

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La première chose que nous avons retenu en regardant le film, est l’envie forte qu’a eu le réalisateur de nous faire vivre un moment de Cinéma, s’éloignant le plus possible de l’étiquette “téléfilm” qui colle à beaucoup de films faits par des Africains. Cet effort est certainement la conséquence de ces scènes à rallonge, parfois trop lentes à notre goût. Le rythme du film rend le tout pesant, comme une valse interminable où les couples arrivent tout de même à nous convaincre de leurs talents de danseurs.

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L’arrivée du fils du Professeur incarné par Nkanya Nkwai, essaye désespérément de nous ramener dans un film plus grand public, comme si Achille Brice se rendait soudain compte que son oeuvre embrassait un peut trop le Cinéma d’auteur. Lorsque apparait alors le générique de fin, nous sommes mi figue mi raisin chez Le Film Camerounais, appréciant à la fois le jeu d’acteurs et les belles trouvailles côté réalisation (mention spéciale à Tatiana Ngong qui pour nous est la révélation du film), mais regrettant une écriture finalement peu structurée de l’ensemble.

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Toutefois, nous tenons à remercier le réalisateur, pour nous avoir offert ces moments de Cinéma que nous recherchons tant devant nos films, mettant par la même occasion en avant plusieurs talents de notre Cinéma que ce soit dans le casting que dans l’équipe technique. Bravo également aux doubleurs (Axel Abessolo ou encore Valérie Efouba Duval), qui ouvrent une porte à un nouveau savoir-faire au Cameroun.