PEOPLE : Quatre acteurs et actrices à découvrir !

Daniel Nsang, Passy Ngah, Philippe Lontsi et Nsang Dilong sont quatre acteurs et actrices dans le vent qui ont tapé dans l’oeil de LFC. Introducing de ces jeunes pousses du septième art, à découvrir d’urgence.

Daniel Nsang. C’est la révélation de « Fantasma » (2018), la co-production de Wouri TV et Black Films signée Stéphane Jung, où il joue le personnage de Ben, tour à tour mari aimant, accusé, homme déboussolé et en colère. Aux côtés de la talentueuse Cynthia Elizabeth Ngono, sacrée deux fois meilleure actrice camerounaise aux Écrans Noirs, Daniel Nsang, sexy, séduisant et convaincant, offre une performance qui n’a pas échappé à LFC. Un acteur à suivre!

Passy Ngah, l’actrice qui a du caractère ! C’est aux Écrans Noirs 2018 que la jeune mannequin professionnelle a affiché un style qui n’est pas passé inaperçu pour LFC. Sa robe lors de la cérémonie d’ouverture, à la fois sexy, rock et assumée, en dit long sur la personnalité de la jeune actrice. Un style qu’elle va confirmer quelques jours plus tard dans une photo très pop/rock alternatif de groupe. Comme le dit le dicton, « l’habit ne fait pas le moine… mais on reconnait le moine par son habit ». Passy Ngah a joué dans « Braquage à la Camerounaise » de Alain Bomo Bomo et dans des séries télés. LFC est curieux de savoir la suite.

Philippe Lontsi. C’est dans « Mes vampires » (2016) de Léa Malle Frank Thierry que LFC découvre véritablement Philippe Lontsi, l’acteur aux yeux de braise. Alors aux côtés de Mbesso Fabiola, il y campe le rôle de l’irrésistible nouveau venu du village, beau, jeune et innocent. Une casquette de gentle(young)man qu’il renouvelle dans « J’AIME » de Ngringeh Laurita & Simo Kaping. Philippe Lontsi marchera-t-il sur les pas de notre Alain Bomo Bomo national ? LFC garde un oeil sur lui.

Nsang Dilong, une actrice et plus encore. Dans « The audition», un court-métrage où elle interprète le rôle de Paulina, une jeune femme prête à tout pour gagner un casting, Nsang Dilong n’est pas qu’une simple bonne comédienne. En plus d’une belle performance d’actrice, elle a co-scénarisé cette production signée Dilong Entertaintment Production. La cinéaste a déjà joué dans le film « Expression » (2017) de Musing Derick, le réalisateur de «Tenacity », aux côtés de Nchifor Valery, Alenne Menget, Solange Yijika, et Ngong Tatiana. LFC a hâte de connaître ses prochains projets.

Découvrez dans un prochain article, quatre autres acteurs et actrices à suivre de près, très chers LFCinéphiles.

M.N.

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REVIEW : REBEL PILGRIM, un mélodrame non linéaire

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L’Écran du long-métrage Camerounais et Afrique Centrale, REBEL PILGRIM, est un mélodrame au scénario non linéaire. Le film de Paul Samba et Chinepoh Cosson offre une belle histoire ancrée dans de magnifiques décors de villages du 237 Land et les traditions locales. Une oeuvre apaisante au rythme régulier, qui est parvenue à se créer une identité scénique et visuelle propre. REVIEW.

Enfin un film qui propose un vrai héros, et de surcroît une femme… En cela, REBEL PILGRIM fait du bien. Un bien fou de voir une jeune femme camerounaise lambda, cheveux en bataille quasi jamais tressés mais d’autant plus belle, se battre pour ses convictions. Parce que le personnage de Leyonga, interprétée par Azah Melvine qui a d’ailleurs obtenu l’Ecran de la Meilleure Actrice Camerounaise pour ce rôle, c’est la femme forte qui se tient debout et continue à croire à son avenir qu’elle entend construire de ses mains.

Femme forte mais cabossée et fragile, à l’image du long-métrage, un mélodrame jonché de larmes, parfois un peu trop, au récit non linéaire. Un scénario en zigzag, comme pour traduire l’errance de cette pèlerine à la fois douce et entêtée, farouchement opposée à la polygamie, dont l’un des effets pervers, d’après sa douloureuse expérience, est le mariage forcé. Pourtant en dépit de ces aller-retours entre le présent et le passé, le film de Paul Samba et Chinepoh Cosson conserve tout au long de sa durée une constante dynamique et un rythme régulier.

Certes, cette régularité, portée par de répétitives musiques de fonds et des bruits d’oiseaux, participe à l’ambiance apaisante et l’identité propre du film, mais au détriment d’un certain peps, faute d’effets de surprises, de suspense … qui rajoutent un peu de sel à une production. De fait, REBEL PILGRIM rentre dans la catégorie des mélodrames familiaux, un peu à la manière de « Légende d’automne » (1995) d’ Edward Zwick, et également dans lequel c’est un des personnages qui narre l’histoire.

Un genre languissant et monocorde, sans être ennuyeux, qui exploite particulièrement le registre de l’émotion, ce que REBEL PILGRIM n’a pas manqué de faire. Les élans dramatiques sont renforcés dans le film par des plages musicales dont la quasi-totalité a été empreintée à des grands classiques internationaux (Soundrack de « La Liste de Schindler » (1993) de Steven Spielberg, et de « Gladiator » (2000) de Ridley Scott entre autres). Le contraste entre une forte identité visuelle locale, du fait notamment de magnifiques décors et paysages du 237 Land, ainsi que des choix scéniques, et une identité sonore étrangère est intéressant. Il rajoute un petit côté grandiloquent au long-métrage.

Pourtant, on ne peut s’empêcher de se demander qu’aurait donné une composition musicale avec des instruments et influences plus locales et / ou traditionnelles. Aurait-elle renforcée cette identité scénique et visuelle déjà si marquée de REBEL PILGRIM, ou au contraire, aurait-elle atténué le style mélo-dramatique sur lequel repose tout le long-métrage? Dans tous les cas, Paul Samba et Chinepoh Cosson ont tranché. Résultat, le film a remporté l’Écran du long-métrage camerounais et Afrique Centrale. Bien joué!

M.N.