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PREMIERES : “A man …”, “Cauchemar …”, “Minga …”, “Mary Jane”

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Avant-Première “MINGA ET LA CUILLERE CASSEE” de Claye Edou

Depuis quelques semaines, il pleut des Avant-Premières en 237Land ! Ce qui a l’air d’un phénomène de mode, témoigne en fait d’une envie de Cinéma de plus en plus forte des cinéphiles du pays, mais aussi une volonté des Cinéastes de franchir un nouveau cap dans la façon de promouvoir leurs films.

Chez Le Film Camerounais, nous ne cachons pas notre plaisir de voir des Avant-Premières se multiplier un peu plus chaque jour ! Courts-métrages, longs fiction et animation, tout y passe ou presque. Nous attendons patiemment que le documentaire soit moins timide de ce côté là.

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Frank Olivier Ndéma – réalisateur du CM “Mary Jane”

Le producteur et désormais réalisateur Frank Olivier Ndéma a récemment présenté son court-métrage de genre “Mary Jane” à la salle Sita Bella, dans une salle comble composée de personnalités du monde du Cinéma, de Cinéastes en tous genres et autres cinéphiles. La campagne autour du film a été efficace, avec un déploiement visible de l’équipe de production qui a décidé de ne pas rester là à attendre voir espérer que la séance se remplisse d’elle-même.

A Douala et à Yaoundé, l’équipe du film “A man for the week end” dirigée de mains de maitre par l’actrice et productrice Syndy Emade a mis les petits plats dans les grands. Une Première digne d’Hollywood a eu lieu à Canalolympia Bessengué et au Hilton avec à chaque fois le même mot d’ordre : nous en mettre plein la vue ! Nous déplorons cependant le prix des billets (jusqu’à 50.000fcfa !), qui rendait cette Première élitiste et moins accessible à tout un chacun.

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Côté com’, le pari a été totalement réussi et les photos de l’événement une fois achevé donnaient effectivement sacrément envie. Le Ministre des Arts et de la Culture le Professeur Narcisse Mouellè Kombi a même répondu présent, ainsi qu’une fois de plus l’incontournable Cinéaste et promoteur du Festival Ecrans Noirs Bassek Ba Kobhio alias BBK qui était aussi aux premières loges lors de la projection de “Mary Jane”.

“Cauchemar Vivant” de Blaise Ntedju alias Option n’a pas été en reste dans sa démarche de vouloir attirer son public en salle. Canalolympia Bessengué a été une fois de plus choisie par le producteur et réalisateur de “Miranda“, mais les retours sont plus timides côtés visuels ou alors les photos officielles nous ont totalement échappé. Néanmoins, l’engouement s’est fait ressentir le jour de l’Avant-Première grâce aux selfies de spectateurs et Cinéastes, mais nous regrettons l’absence d’un photographe officiel.

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Enfin, la dernière Avant-Première dont nous souhaitons vous parler est celle du long-métrage d’animation “Minga et la cuillère cassée“, qui a eu lieu le même jour que celle de “Mary Jane” de Frank Olivier Ndéma mais à Douala cette fois. Tandis que “A man for the week end” s’envolait pour Hollywood, la Team Minga a elle décidé de mettre également les petits plats dans les grands, mais en ne perdant rien de son africanité.

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En effet, le film étant l’adaptation d’un conte africain, le dress code a été d’emblée défini par le producteur et réalisateur Claye Edou, qui a lui aussi gagné son pari de nous en mettre plein la vue sans jamais s’éloigner du contexte 100% africain ! Le plus a certainement été la présence des deux personnages Minga et Lobè avec qui on pouvait taper la pause, ainsi que l’affluence de parents accompagnés de leurs enfants pour déguster le film.

La cerise sur le gâteau pour toutes ces Avant-Premières a été les différentes standing ovation auxquelles chaque film a eu droit, chacun avec sa particularité. Chez Le Film Camerounais, nous souhaitons dire un immense BRAVO à toutes les équipes de ces films, qui ont su réconcilier le public avec les différentes salles de Cinéma où ont été projetées leurs oeuvres !

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REVIEW : “BADLUCK”, 7 minutes de badscript, badacting & badtrip – spoil

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Depuis le 15 octobre dernier, tout le monde ne parle que de “Badluck”,  court-métrage sorti sur les réseaux sociaux et réalisé par Rodrigue Fotso. Chez Le Film Camerounais, nous nous sommes aussi assis le découvrir avec au début, beaucoup d’enthousiasme.

Imaginez-vous en pleine dispute avec votre compagnon, qui plus est dans sa voiture. Vous ne supportez plus ses vociférations accusatrices qui durent depuis une heure et décidez que le reste du trajet, il le fera définitivement sans vous !

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La seconde qui suit, vous voilà en BM double pied, habillée serrée-serrée, talon haut perché et toute de noir vêtue comme si vous sortiez du deuil et ce sous quarante degrés, le tout bien déterminée à trouver un taxi et vite rentrer chez vous.

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Vous n’avez aucun mal à en trouver un mais voilà, la voiture est truffée de bandits dont un déguisé en prêtre. La suite, vous pouvez l’imaginer sans grands efforts : l’agression a lieu, y a de la casse, du sang, de la morsure limite cannibale ! Mais votre bande de voyous ne se doutaient pas une seule seconde qu’ils auraient affaire à un croisement entre Lara Croft et Xena la Guerrière made in 237Land !

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La bagarre se veut alors digne des blockbusters américains, mais avec le budget et le savoir-faire en moins pour le coup. Très vite, vous comprenez la mention “interdit aux moins de 12 ans” sur le bord droit de votre image et tout le long du film, vous vous demandez si la poussière de Yaoundé couvre votre écran ou c’est réellement la texture choisie par le réalisateur.

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“Badluck” est davantage réalisé comme un exercice de style qu’un film avec un réel début, un vrai milieu et une véritable fin. C’est tout à l’honneur de cette équipe technique qui comme on le ressent tout le long du film, s’est donnée du mal pour nous faire passer un joli moment de Cinéma sans jamais y parvenir. Un scénario d’emblée mal écrit, un casting pas mauvais mais avec un jeu d’acteur qui ne suit malheureusement pas les ambitions du metteur en scène (réalisateur) et surtout, une prévisibilité à vous faire parler tout haut devant votre écran.

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A la fin du film, on se sent un peu comme la demoiselle, chez Le Film Camerounais. Mais sans plus tarder, nous vous proposons de sacrifier sept petites minutes de votre temps découvrir “Badluck”, histoire de vous en faire quand même votre propre idée …