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REVIEW : “Innocent-e”, ou le trait d’union entre engagement et divertissement tant attendu par le public.

Le 23 décembre 2019, le Palais des Congrès de Yaoundé vivait une standing ovation destinée au 1er long-métrage de Lea Malle Frank Thierry intitulé “INNOCENT-E” : la Rédac’ était présente. REVIEW.

Avant de vous parler du film en lui-même, il nous revient le souvenir des différentes étapes de campagne de promotion d’Innocent-e. Après une affiche qui nous avait peu convaincue à la Rédac’ Lea Malle a livré une bande annonce qui très vite battait tous les records de vues pour une B.A. en 237Land, faisant de son oeuvre le film à ne rater sous aucun prétexte cette fin d’année.

C’est ainsi que le coeur plein d’espoir, la Rédac’ est arrivée à l’heure au Palais des Congrès et a pris son mal en patience pour que la projection démarre. Environ 1h30 d’attente plus tard, l’humoriste Ulrich Takam se présentait en Maitre de Cérémonie et lançait officiellement le début de la soirée.

Lea Malle est alors monté sur la scène, le corps serré dans un costume qui n’a pas suffit à cacher son stress ; le premier titre auquel nous avons d’ailleurs pensé en le voyant et en entamant ce papier, est “Innocent-e ou le passage à l’âge adulte de Lea Malle Frank Thierry”, pour vous dire …

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À présent, le film. Dès les premières secondes, “Innocent-e” vous transporte. Les images s’enchainent, installant d’emblée l’atmosphère, nous présentant l’adjudant Joséphine Mbuntcha (Virginie Ehana) dans son intimité, mais vêtue de son uniforme qui nous renvoit instantanément à sa profession et donc à son sens des responsabilités.

“Innocent-e” est écrit merveilleusement bien. L’histoire se déroule avec fluidité, paraissant d’abord simple, ou toutes les pièces du puzzle sont un peu trop évidentes à placer les unes à côté des autres. Évidemment, tout fini par se complexifier et les rebondissements vous convaincs sans grands efforts et vous adhérez à ce que l’on vous raconte sans résistance, ou presque.

Vous l’aurez compris, la force du film réside dans son scénario, mais aussi grâce à un casting haut en couleurs que l’on peut compter sans se tromper parmi les réussites de l’oeuvre.

Lea Malle a une particularité dans les films qu’il réalise : la valorisation des langues locales. Le spectateur est ainsi enchanté d’avoir les deux pieds à Abong-Mbang dans l’Est Cameroun, dans des décors et avec des personnages auxquels il peut facilement s’identifier.

Le son du film permet une immersion parfaite dans l’histoire et le jeu des acteurs est suffisamment homogène pour excuser le manque total de naturel d’un Landry Beyeme (Gendarme Etoundi), ou d’un premier rôle qui force tellement dans la neutralité qu’elle en devient exaspérante voire irritante. Mais l’histoire vous plait, alors vous lui pardonnez vite ce trop plein d’assurance qui se ressent à l’écran et qui la fait descendre bas dans l’échelle des bonnes actrices du film.

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C’est ainsi que Maitre Biwolé incarnée par Tatiana Matip vole la vedette à Virginie Ehana. Majestueuse, éloquente, Tatiana est magistrale. En face, Daniel Leuthe (Maitre Ebene) n’est pas en reste, et les deux comédiens nous livrent une prestation qui rendent les scènes du tribunal tout simplement inoubliables !  La Rédac’ regrettera cependant une mise en scène identique malgré les jours qui passent. Point qui nous emmène directement où Lea Malle fait passer une pilule que seul le spectateur averti va être en mesure de voir : une pauvreté dans la mise en scène globale du film.

Pour aller droit au but, “Innocent-e” est un excellent téléfilm qui se frotte de temps à autre au Cinéma. L’oeuvre est réalisée de manière assez scolaire ( mais néanmoins du bon scolaire), où ses choix artistiques sont assez flous, peu affirmés et où l’on sent beaucoup d’hésitation à aller jusqu’au bout d’une démarche, surtout lorsque la fin du film approche.

La bonne nouvelle est néanmoins la suivante : Lea Malle est jeune, il a passé le cap du 1er long-métrage en proposant une oeuvre qui mérite indéniablement d’être consommée et propagée. L’engagement dans le propos de son film parfaitement décrit par le blogueur Lucien Bodo dans sa propre review du film, épouse avec beaucoup de justesse le divertissement servi par la mise en scène du réalisateur.

La Rédac’ éprouve une grande fierté à vous recommander “Innocent-e”, un premier film qui ne vous laissera pas indifférent et qui vous redonnera malgré ses faiblesses foi plus que jamais en notre Cinéma.

La Rédac’

ECRANS NOIRS 2019 : LES PRODUCTIONS CAMEROUNAISES EN COMPÉTITION – liste définitive

longs-metrages-camerounais-ecrans-noirs-2019-lefilmcamerounaisLa liste modifiée (dernière version) des nommés aux Ecrans Noirs 2019 est enfin connue. Lors de cette 23 ème édition du festival qui se déroulera du 13 au 20 juillet, le Cameroun y est représenté 39 fois, pour un total de 36 productions. Petit état des lieux des productions camerounaises en compétition.

Trente-six productions pour un total de 39 nominations. Comparée à la première sélection annoncée par les organisateurs d’Ecrans Noirs, moins de productions camerounaises demeurent en compétition. Comme lors de la précédente édition, elles sont pourtant encore bien représentées lors de ce festival Ecrans Noirs 2019. Et c’est évidemment sans surprise dans les catégories courts-métrages, longs-métrages et documentaires camerounais que l’on retrouve le plus gros du bataillon 237 land, et le plus de modifications.

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“Le Palmier de la discorde” a été retiré de la sélection officielle.

C’est un des changements majeurs. Entre la première sélection des Ecrans Noirs et la seconde, le nombre de films en compétition dans la catégorie courts-métrages camerounais est passé de 12 à 9. Cependant, le nombre  de films reste en hausse par rapport à l’année dernière (9 en 2019 contre 7 l’année dernière).

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Initialement nommés dans cette catégorie courts métrages camerounais, Angles de Lea Malle Frank Thierry et La Marche de Calvin Yadia en seront retirés, mais restent dans la catégorie courts-métrages Afrique Centrale, avec Requiem Prologue de Cyrielle Raingou. Les deux derniers courts-métrages ont aussi été sélectionnés dans la catégorie court-métrages internationaux. Le Palmier de la discorde de Charles Soh Tacha a aussi fait les frais des modifications dans la sélection officielle, où il ne figure plus parmi les nommés de la catégorie court-métrage camerounais.

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Le Festival Ecrans Noirs a décidé de retirer de la Sélection Officielle Camerounaise tous films ayant déjà été vus (toutes projections confondues) sur le territoire national  au nom de l’article 3 du règlement sur l’exclusivité des films inscrits au Festival.

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“Testament” et “Deux couples, un destin” ont été retirés de la sélection officielle.

Egalement victime de la décision du Festival Ecrans Noirs, Defying the 6th de Neba Lawrence, ne sera pas en compétition des longs-métrages camerounais, ainsi que Testament de Akuro Tikum Titus, et Deux couples, un destin de Gabi Ruben Ngounou, faisant baisser le total des films en compétition dans cette catégorie de 8 à 5 ( contre 10 en 2018).

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On retrouve néanmoins dans cette catégorie long-métrages camerounais Virgin Blade de Chinepoh Cosson, récipiendaire en 2018 de l’Ecran du film camerounais pour Rebel Pilgrim, et Trauma de Cynthia Elisabeth Ngono, deux fois sacrée meilleure actrice camerounaise.

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Aucun de ces films n’a été nommé dans la catégorie Longs métrages internationaux, où le Cameroun sera représenté par Les armes miraculeuses de Jean-Pierre Bekolo, également nommée dans une nouvelle catégorie crée à la faveur de la nouvelle sélection modifiée appelée Fiction-docs Afrique Centrale.

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La catégorie documentaires camerounais a aussi été très touchée par la décision du Festival Ecrans Noirs. Sur mes Pas de Madeleine Autet et UN de Nabe-Daone ont tous les deux disparu de la sélection. L’énigmatique Futur dans le Rétro de Jean-Marie Teno est l’unique documentaire camerounais à avoir été sélectionné parmi les documentaires internationaux.

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Enfin, et non des moindres, même si la catégorie a échappé aux modifications intervenues dans la sélection officielle, le Cameroun est représenté 4 fois dans la catégorie séries internationales, dont All Ventures de L.T Njeck.

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La LFC team souhaite bonne chance à chacun des nommés. RDV du 13 au 20 juillet pour le verdict…

M.N