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MUST READ : LFC célèbre le Cinéma contemporain

Impression

Alors que le Douala Art Fair célèbre la 1ère foire d’art contemporain et de design les 2 et 3 juin 2018 à Canal Olympia Bessenguè à Douala, LFC a lui aussi tenu à mettre à l’honneur le Cinéma contemporain camerounais. Un petit cadeau à nos LFCinéphiles et également aux amateurs d’art en général. 

Jean-Marc Anda, Christa Eka Assam, ou encore Tebo Njei, parmi tant d’autres. La  « Nouvelle Vague » du Cinéma camerounais a cela de particulier qu’elle est représentative d’une époque. Dans « Alma », Christa Eka Assam aborde subtilement un enjeu d’aujourd’hui, celui de l’attitude de notre société face aux violences faites aux femmes. 

Les thématiques plus anciennes sont entièrement re visitées. C’est au travers du cinéma d’action, encore balbutiant au Cameroun, qu’un Dr Nkeng Stephens (CAESAR) ou Rodrigue Fotso (Badluck) vont traiter d’injustices et de violences. Le Cinéma contemporain camerounais se veut donc une description clinique de la société, mais aussi par moment un cinéma engagé.

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Screenshot “Bonne Nouvelle” de Gérard Désiré Nguélé

L’autre caractéristique de cette nouvelle mouvance cinématographique est le parti pris pour la qualité. Qualité de l’image, du son, mais aussi celle du jeu des acteurs. C’est le cas de Valery Nchifor, qui a fourni une belle performance dans le thriller court « 33 » de Tebo Njei. Un court-métrage dont la fin laisse la par belle à l’imagination, à l’image de ce cinéma nouveau, libre et parfois surprenant. 

Chez LFC, nous nous efforcerons toujours de partager avec nos lecteurs ce que cette “Nouvelle vague” propose de mieux.

M.N.

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MUST READ : le Cameroun passe à l’Action !

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Le constat est manifeste. Le cinéma d’action camerounais se débrouille de mieux en mieux. La nouvelle vague de réalisateurs camerounais qui s’y essaye incarnée entre autres par Dr Nkeng Stephens, Benjamin Éyaga ou encore Rodrigue Fotso, portent fièrement les couleurs de ce genre particulièrement délicat.

Relativement nouveau et encore fébrile, le film d’action camerounais se porte de mieux en mieux tout en offrant des scénarios variés, mais encore un tantinet faible au goût de LFC. En 2016, le court-métrage « Course contre la honte » mettait en scène un agent des services secrets dans un thriller policier mouvementé. Une première honorable pour Benjamin Éyaga en tant que réalisateur.

Autre son de cloche pour Rodrigue Fotso qui raconte dans « Badluck » en 2017 le vol en voiture d’une femme qui tourne mal, et pas seulement pour la victime. Le court-métrage est prometteur, malgré les lacunes que nous évoquions dans l’article qui lui était consacré. Dr Nkeng Stephens a quant à lui choisi de montrer dans « CAESAR » la vie du ghetto, rythmée par l’injustice, les actes de violence et de revanche. Un mix de «La cité de Dieu» et  « La fureur du dragon »…à la camerounaise.

Ainsi, on pourrait résumer la nouvelle tendance pour les films d’action par les mots engouement et diversification. Et la formule, encore à l’essai, porte pourtant des fruits. « Courses contre la honte » a été en lice lors de nombreux festivals, dont le Moké film festival. « CAESAR » a de son côté remporté le prix du meilleur court métrage lors de la quatrième édition du Art City Short Film Festival en décembre 2017.

Avec des scènes d’arts martiaux plutôt honorables et des tentatives de tirs à l’hollywoodienne, les réalisations camerounaises n’ont pas à rougir de leurs performances. Notamment lorsque l’on songe aux difficultés de financements et aux contraintes matérielles et techniques auxquelles doivent faire face les réalisateurs et producteurs camerounais. Terminator et James Bond n’ont qu’à bien se ternir ; toute raison garder évidemment !

M.N.