TO READ : Ces femmes qui giflent des hommes dans les films Camerounais

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“W.A.K.A” de Françoise Ellong

Il faut le dire : les claques des femmes aux hommes se répandent à la même allure que les baisers dans les films Camerounais ! Un, deux, bam ! La gifle est partie sans bizarrement ne jamais revenir. Beaucoup diront que cela relève uniquement de la fiction, mais allons plus loin et employons plutôt le mot fantasme pour être plus exact. Ceci est une chronique, rien de plus …

La culture de la claque ne me parait pas locale à moi. Enfin, je veux dire : les bagarres oui, la bastonnade oui, mais alors les claques … Les deux premières sont déjà très présentes à la télévision camerounaise et sont finalement peu utilisées dans les films. La gifle dans le Cinéma local serait-elle la version élitiste de la bagarre et de la bastonnade des téléfilms made in Canal 2 Movies ?

L’autorisation fictive

Vous auriez tort de penser que les films où ce sont des femmes qui envoient des aller-retours aux hommes sont réalisés par elles-mêmes ; bien au contraire ! La théorie du féminisme brûle déjà plusieurs de vos lèvres, mais passez-y de la pommade, car vous n’y êtes pas du tout.

Donner autant de force (faiblesse ?!) aux femmes dans la fiction plutôt que dans la réalité est à mon sens un message aussi clair que de l’eau de roche, si vous voulez tout savoir. Okay, allez-y criez au féminisme si ça vous chante ! Non pas qu’elles rêvent forcément de vous en mettre une Messieurs, mais de temps en temps, la même envie qui vous pousse à aplatir sa joue s’empare également d’elles. Mais voilà le mâle, c’est définitivement vous et il n’y a que lorsque c’est totalement fake que vous lui donnez l’illusion que ça peut effleurer son esprit.

L’expression par la violence

Réfléchissons un peu au moment où surgirait ladite claque. En général, elle tombe sur la tête des hommes lorsqu’ils osent demander pardon pour le mal qu’ils ont fait ou pire, quand ils vont jusqu’à murmurer un “je t’aime ma chérie” en vous regardant avec des yeux de merlan frits.

Avez-vous vu le tableau ? Il s’excuse, vous le frappez. Il vous aime, vous le giflez. Mais que voulez-vous à la fin ?! L’autre cas où la claque réapparait, c’est exactement au moment où elles peuvent enfin s’exprimer et dire ce qu’elles ont sur le cœur. La violence devient alors le seul langage qui leur est attribué. Irai-je trop loin en disant que les claques des hommes dans les films sont davantage justifiées que celles des femmes ? Probablement, mais c’est ma chronique et je dis ce qui me plait !

Le fantasme qui le restera

Redescendons d’un cran. La prétendue féministe qui sommeillait en moi a foutu le camp et vient de laisser place (espérez-le), à la Cinéaste. Ma théorie définitive sur les claques dans les films Camerounais, est qu’elles appartiennent au domaine du fantasme, au domaine de la fiction, au domaine du Cinéma et ce n’est pas plus mal ! Ce serait grave si ça faisait rêver les femmes et le serait encore plus si ce n’était réservé qu’aux hommes dans nos films.

Pour avoir fait un film dans lequel une femme gifle un homme, la question de la nécessité ou seulement la présence de cette action me taraude. Je vous rassure cependant : c’est un homme qui a écrit “W.A.K.A”.

F.E.

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GOSSIP : Mais où est donc passée l’actrice Tatiana Matip ?

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Il y a dix ans, si vous ne connaissiez pas le visage de Tatiana Matip, vous n’étiez ni un cinéphile, ni un téléspectateur assidu. Son nom ne vous est certainement pas familier, mais son visage l’est pour les amoureux de Cinéma et de séries télés. Dix ans plus tard, l’absence et surtout le silence de Tatiana Matip a seulement l’air de passer inaperçu …

Dans le très populaire “Confidences” de Cyrille Masso primé au FESPACO 2007, elle donne la réplique au rappeur Koppo et au désormais célèbre acteur et réalisateur Thierry Ntamack. Tatiana Matip, c’était la justesse dans le jeu, la finesse aussi et surtout, une présence devant la caméra que vous aviez du mal à oublier. Sa filmographie c’est aussi “Psikoz” de Thierry Roland Ntamack, “Les Oreilles” de Gilbert Babena, “Mémoire de Sang” de Narcisse Wandji, ou encore “Au bout de la nuit” de Claudia Ndolo.

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Photo by Gervais Djimeli Lekpa

Récemment, sa présence dans le documentaire “My African Dream” de Gervais Djiméli Lekpa a sonné comme une tentative peu convaincante de revenir devant la caméra. Il se murmure parmi les Cinéastes que l’actrice a beaucoup changé, allant jusqu’à perdre le charisme qui justifiait ses anciennes nombreuses sollicitations.

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Chez Le Film Camerounais, nous avons cependant une autre théorie : l’actrice aurait peut être vécue suffisamment de mésaventures dans le milieu pour prendre la décision de s’éloigner définitivement (?). Dans tous les cas, nous espérons bientôt la revoir camper de nouveaux rôles forts dans les projets de plus en plus ambitieux de la nouvelle génération de Cinéastes locaux.