MUST READ : Le courage d’un Jury, le fantasme des ignares

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Un coup de massue s’est abattu hier soir au Palais des Congrès, coup porté par le Président du Jury Jean-Claude Crépeaux, qui a jugé que les longs-métrages Camerounais avaient des scénarios beaucoup trop faibles pour être compétitifs. Aucun prix n’a donc été attribué !

Il y a quelques jours, je partageais une publication de Cameroon Tribune concernant les films Camerounais. Que ceux qui s’imaginent que cette interview à moins de sens aujourd’hui vu le résultat d’hier, s’asseyent et se posent sérieusement des questions sur leurs capacités à observer et à faire une analyse de l’évolution du Cinéma au Cameroun.

Le courage qu’il faut

La décision du Jury est avant tout à saluer, pour le courage qu’il a fallu au Président d’annoncer ainsi devant des millions de téléspectateurs son impossibilité de donner un prix pour donner un prix. Ceci à mon sens a définitivement montré que les Écrans Noirs sont un grand Festival !

Le professionnalisme des membres de ce Jury (et celui des autres catégories aussi) est ce qui a manqué durant des années au Festival et c’est avec un plaisir non dissimulé, que je soutiens à 1000% une affirmation que je n’ai pas cessé de répéter depuis des mois et qui m’a poussé à créer des ateliers qui ont été snobbés par les Cinéastes locaux : écrire un scénario ne s’improvise pas !

Quand les ignares l’ouvrent 

Des attitudes aussi prévisibles que les pseudos scénarios ou les pseudos films que certains font ici dehors ce sont déversées sur la toile, puis nuisibles que la poussière de Yaoundé quand elle s’y met.

Tandis qu’une partie jubile parce que leurs films (qui n’atteignent pas 1% du travail abattu par ceux de la sélection) n’ont pas subit un sort que leurs coeurs fragiles auraient mal supporté, d’autres écrivent des tirades déversant toute leur ignorance sur la toile, alors que ne serait-ce qu’allumer leurs télévisions les a dépassés hier soir.

Jean-Claude Crépeaux a principalement évoqué la faiblesse des scénarios comme motif de cette décision, le format peu adapté d’un film comme “Kiss Of Death” qui dure deux heures et certaines erreurs techniques qui le tout cumulé, donnent peu de sens à l’attribution d’un prix du “Meilleur Film Camerounais”. Il a également appelé le gouvernement à investir dans la formation de l’écriture des scénarios.

Un message clair et limpide, transformé à tort et à travers pour nourrir l’ego de ceux qui n’ont même pas eu droit au rattrapage dans la sélection, ou qui ce sont vus sélectionnés dans des éditions précédentes alors qu’ils ne le méritaient pas.

Des réalisateurs passionnés

Cette chronique s’achève sur un message qui a été à mon sens homis par le Président du Jury et qui était pourtant extrêmement important : les films de cette année ont révélé une brochette de réalisateurs qui aiment réellement le Cinéma, qui ont besoin uniquement d’un encadrement pour être des réalisateurs accomplis.

Ils l’aime tellement ce Cinéma que c’est avec beaucoup de fierté que j’ai lu dans leurs yeux à tous hier soir une prise de conscience et une envie décupler de se battre et revenir plus forts l’année prochaine !

I AM REALLY PROUD OF YOU GUYS !

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F.E.

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