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REVIEW : “La Patrie d’Abord”, la comédie dramatique masquée en film de guerre

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Le nouveau film de Thierry Ntamack est sorti en salle hier et bien que le public ait répondu massivement présent, après visionnage, on est un peu déçu. Passé le matraquage médiatique qu’il y a eu autour du premier film de guerre, on se rend vite compte qu’il s’agit plus d’une histoire d’amour compliquée qu’un film en réel hommage aux troupes qui se sacrifient dans le Nord du pays.

Il est enfin là, le nouveau bébé que nous préparait le réalisateur Camerounais depuis un an et demi. Le premier film de guerre, comme mentionné par son énorme campagne publicitaire, a été diffusé hier au Palais des Congrès de Yaoundé. Le Film Camerounais était présent pour ne rater aucune seconde du film et partager avec vous nos impressions.

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Premier sentiment : la confusion. En effet, les premières scènes du film vous perdent totalement. D’un côté une scène de mariage et de l’autre une scène de pillage. Difficile de faire le rapprochement quand on ne connait pas encore le rôle des personnages à l’image. Il faut attendre quelques minutes pour comprendre qu’Arthur le marié, incarné par Thierry Ntamack, est le commandant de la force militaire qui sera impliquée dans un conflit contre Gacha le pilleur, un terroriste incarné ici par le rappeur et producteur Tony Nobody.

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Deuxième sentiment : la déception. On est déçu car on comprend au bout de la première demi-heure du film qu’il ne s’agit pas vraiment d’un film de guerre. Le film dure environ deux heures et quinze minutes et pendant plus de la moitié de ce temps, l’histoire tourne autour de la relation entre Arthur le commandant et sa femme Rachel jouée ici par l’actrice Lucie Memba Bos. Le jeune mari ayant trompé sa femme celle-ci demande le divorce, mais sous l’influence de sa mère. Arthur est prêt à tout pour sauver son mariage. Le film de guerre pressenti au début est loin de ce qu’il semblait être, le spectateur se retrouve dans un mélange de comédie, romance et drame.

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Troisième sentiment : l’euphorie. La comédie est un style qui sied bien à Thierry Ntamack et si vous avez encore les larmes aux yeux laissées par certaines scènes du Blanc d’Eyenga 1 et 2, “La Patrie d’Abord” se chargera de vous achever. Plusieurs scènes du film ont suscité un énorme fou rire dans l’assistance. Si bien qu’on oublie très vite qu’il ne s’agit plus du film qui nous est présenté dans la bande annonce. Très vite aussi, on s’habitue à l’ambiance drôle et dramatique du film et la déception ressentie depuis le début finit par s’en aller. On est même un peu surpris quand vers la dernière demi-heure du film, on revoit des scènes de guerre comme celles du début.

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Quatrième sentiment : l’émotion. Le film est en effet riche en émotions. Si la trame et la mise en scène prête fortement à confusion, le jeu des acteurs en tout cas ne laisse pas indifférent. On regrettera une Lucie Memba Bos sans cesse en larmes, dont le personnage n’évolue quasiment pas. Le casting du film fait néanmoins vivre plusieurs émotions aussi fortes les unes que les autres : joie, tristesse, détermination, courage, amour, rire, pleure, force et foi.

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On reprochera peut-être quelques problèmes techniques à ce film et le fait que l’histoire s’attarde trop sur la relation entre Arthur et Rachel, ce qui nous éloigne du film de guerre promis. Mais “La Patrie D’abord” reste un film assez intéressant et qui vaut la peine d’être vu. Peut-être qu’un relooking du titre ne serait pas de trop …

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H.C.T.

Festival Ecrans Noirs : Bande annonce des documentaires en compétition

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Extrait “Bamenda city”- Mary-Noël et William Niba

Vous connaissiez déjà la Sélection Officielle Camerounaise de la 20ème édition du Festival Écrans Noirs. La dernière fois on vous a présenté les courts-métrages en compétition aujourd’hui, voici les documentaires qui seront à l’affiche.

Ça y est on l’a. La liste des documentaires de cette année nous offre une pléthore de thèmes aussi enrichissants que variés. On plonge dans tout : visite du Nord-Ouest camerounais avec “Bamenda City” de Mary-Noël et William Niba, le couple de réalisateurs nous présente une ville singulière par son architecture et l’esprit de ses habitants.

Mais aussi “Mon enfant, Mon combat” de Francis Méli, ou l’histoire touchante des femmes qui souffrent dans leur couple à cause de leurs difficultés à enfanter. Elles sont ici représentées par Paulette, victime et personnage principal de l’histoire.

Un petit aperçu de ces  5 documentaires tout de suite avec ces bandes annonces :

 1 – “Une Démocratie Africaine” de Pierre Loti

Résumé : Peut-on parler de démocratie dans un royaume africain noir où se succèdent depuis des siècles des rois héréditaires ? Une cohabitation entre monarchie et démocratie est-elle possible ? A travers un voyage à Foumban, à l’Ouest du Cameroun,  j’explore l’histoire du royaume Bamoun afin de découvrir la démocratie monarchique.

2 – “Mon Enfant, Mon Combat” de Francis Meli

Résumé : Après 6 ans de mariage, Paulette a vu son tendre époux abandonner le foyer conjugal pour la simple raison qu’elle n’arrive pas à lui faire des enfants. Aujourd’hui âgée de 32 ans, Paulette, le cœur brisé, est retournée vivre chez ses parents. C’est une situation qui est devenue monnaie courante au Cameroun et d’ailleurs, les mots stérile, infertile, inféconde sont devenus vulgaire dans la société camerounaise

 

3 – “Bamenda City” Mary-Noël et William Niba

Résumé : A picture about the old German colonial Crown land founded in the 1900s, now Cameroon’s third largest metropolis. “Bamenda City” takes a spirited ride around a city of character and hears from the citizens, their rulers and leaders what makes “Abakwa” so special to so many people.

4 – “Inside” de Jean-Louis Moussinga

Résumé : Pendant une semaine, les caméras ont suivi la réalisation d’un concept original et savamment orchestré dans lequel on découvre des visages connus de la scène urbaine tels que : Valséro, Boudor, Krotal, Tony Nobody et bien d’autres. Ils montent au créneau en grands frères, amis et voisins en faisant le porte à porte pour sensibiliser les populations sur le VIH/SIDA ; et les mobiliser à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

 

5 – “Batcham Dieu d’apollo Et La Traversée Du Noir” de Vincent Fouodji

Résumé : A Batcham, village de l’Ouest Cameroun, se trouve un homme qui honore tout un continent. Dieu d’Apollo est un tradi-praticien spécialisé dans le traitement de la folie. Son amour pour le bien être de l’humanité lui a valu plusieurs titres et depuis 2007 par la force des choses, il est à la tête de la gestion de la chefferie supérieure de premier degré de Batcham sans en être le roi.

* Visuel de couverture by Made in Mboa

H.C.T.