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REVIEW : “BADLUCK”, 7 minutes de badscript, badacting & badtrip – spoil

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Depuis le 15 octobre dernier, tout le monde ne parle que de “Badluck”,  court-métrage sorti sur les réseaux sociaux et réalisé par Rodrigue Fotso. Chez Le Film Camerounais, nous nous sommes aussi assis le découvrir avec au début, beaucoup d’enthousiasme.

Imaginez-vous en pleine dispute avec votre compagnon, qui plus est dans sa voiture. Vous ne supportez plus ses vociférations accusatrices qui durent depuis une heure et décidez que le reste du trajet, il le fera définitivement sans vous !

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La seconde qui suit, vous voilà en BM double pied, habillée serrée-serrée, talon haut perché et toute de noir vêtue comme si vous sortiez du deuil et ce sous quarante degrés, le tout bien déterminée à trouver un taxi et vite rentrer chez vous.

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Vous n’avez aucun mal à en trouver un mais voilà, la voiture est truffée de bandits dont un déguisé en prêtre. La suite, vous pouvez l’imaginer sans grands efforts : l’agression a lieu, y a de la casse, du sang, de la morsure limite cannibale ! Mais votre bande de voyous ne se doutaient pas une seule seconde qu’ils auraient affaire à un croisement entre Lara Croft et Xena la Guerrière made in 237Land !

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La bagarre se veut alors digne des blockbusters américains, mais avec le budget et le savoir-faire en moins pour le coup. Très vite, vous comprenez la mention “interdit aux moins de 12 ans” sur le bord droit de votre image et tout le long du film, vous vous demandez si la poussière de Yaoundé couvre votre écran ou c’est réellement la texture choisie par le réalisateur.

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“Badluck” est davantage réalisé comme un exercice de style qu’un film avec un réel début, un vrai milieu et une véritable fin. C’est tout à l’honneur de cette équipe technique qui comme on le ressent tout le long du film, s’est donnée du mal pour nous faire passer un joli moment de Cinéma sans jamais y parvenir. Un scénario d’emblée mal écrit, un casting pas mauvais mais avec un jeu d’acteur qui ne suit malheureusement pas les ambitions du metteur en scène (réalisateur) et surtout, une prévisibilité à vous faire parler tout haut devant votre écran.

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A la fin du film, on se sent un peu comme la demoiselle, chez Le Film Camerounais. Mais sans plus tarder, nous vous proposons de sacrifier sept petites minutes de votre temps découvrir “Badluck”, histoire de vous en faire quand même votre propre idée …

HOT NEWS : Une Camerounaise nominée aux CESAR 2018 !

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Originaire du Cameroun et basée en France, Josza Anjembe a de quoi être fière : son court-métrage multi primé “Le Bleu Blanc Rouge de mes Cheveux” est en lice pour le CESAR 2018 de cette catégorie !

En compétition officielle à la 20ème édition du Festival Ecrans Noirs, “Le Bleu Blanc Rouge de mes Cheveux” est de ces  films que vous n’oubliez pas facilement après l’avoir vu. D’abord à cause de sa photo (image) remarquable, mais surtout grâce à la mise en scène sans fioritures qui marche à merveille et un casting qui chez Le Film Camerounais, nous a bluffé !

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Pour rappel, le film raconte l’histoire de Seyna (Grace Seri), qui a dix sept ans est une adolescente d’origine Camerounaise née en France et qui aime profondément son pays. Ses parents sont fiers de leur fille qui vient d’obtenir son baccalauréat et tandis qu’elle approche de la majorité, la jeune femme ne rêve que d’une chose : acquérir la nationalité Française. Ce qui n’est pas du goût de son père qui s’y oppose catégoriquement.

LE BLEU BLANC ROUGE DE MES CHEVEUX – Extrait from Yukunkun Productions on Vimeo.

Nous souhaitons bonne chance à Josza Anjembe et tenons une fois de plus à lui signifier notre fierté de la voir en lice du CESAR du meilleur court-métrage pour cette année 2018.

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