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PEOPLE : Benjamin Eyaga, une première à Cannes

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À peine deux ans après son premier court-métrage en tant que réalisateur, Benjamin Eyaga est à Cannes pour présenter « Mes silences » au marché du court « Short Film Corner ». C’était sa première aventure cannoise.

« Mes silences », le court-métrage de 24 minutes produit par Cédric Kenfack Tassiamba est présent au marché du court-métrage de Cannes 2018. Il raconte l’histoire du drame personnel d’une villageoise incarnée par l’actrice Lynn Penpen.  Un grand pas pour ce jeune acteur et réalisateur moins de deux ans après la sortie de son premier court-métrage «Course contre la honte ».

 

 

Benjamin Eyaga est pourtant un habitué des sélections. Il y’a moins d’un an, son court-métrage ‘’Devoted’’ était sélectionné au festival RIFIC et diffusé sur France-Télévision. Le “Short Film Corner” lui a ouvert les marches de l’un des festivals cinématographiques les plus prisés du monde, ainsi que des rencontres qui nous l’espérons, seront des perspectives importantes pour sa carrière.

 

 

La vie de “MES SILENCES” ne fait que commencer. Souhaitons à Benjamin Eyaga de faire partie de la sélection officielle du Festival Écrans noirs 2018 qui aura lieu à Yaoundé en juillet prochain. Affaire à suivre…

M.N.

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REVIEW : “BADLUCK”, 7 minutes de badscript, badacting & badtrip – spoil

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Depuis le 15 octobre dernier, tout le monde ne parle que de “Badluck”,  court-métrage sorti sur les réseaux sociaux et réalisé par Rodrigue Fotso. Chez Le Film Camerounais, nous nous sommes aussi assis le découvrir avec au début, beaucoup d’enthousiasme.

Imaginez-vous en pleine dispute avec votre compagnon, qui plus est dans sa voiture. Vous ne supportez plus ses vociférations accusatrices qui durent depuis une heure et décidez que le reste du trajet, il le fera définitivement sans vous !

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La seconde qui suit, vous voilà en BM double pied, habillée serrée-serrée, talon haut perché et toute de noir vêtue comme si vous sortiez du deuil et ce sous quarante degrés, le tout bien déterminée à trouver un taxi et vite rentrer chez vous.

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Vous n’avez aucun mal à en trouver un mais voilà, la voiture est truffée de bandits dont un déguisé en prêtre. La suite, vous pouvez l’imaginer sans grands efforts : l’agression a lieu, y a de la casse, du sang, de la morsure limite cannibale ! Mais votre bande de voyous ne se doutaient pas une seule seconde qu’ils auraient affaire à un croisement entre Lara Croft et Xena la Guerrière made in 237Land !

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La bagarre se veut alors digne des blockbusters américains, mais avec le budget et le savoir-faire en moins pour le coup. Très vite, vous comprenez la mention “interdit aux moins de 12 ans” sur le bord droit de votre image et tout le long du film, vous vous demandez si la poussière de Yaoundé couvre votre écran ou c’est réellement la texture choisie par le réalisateur.

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“Badluck” est davantage réalisé comme un exercice de style qu’un film avec un réel début, un vrai milieu et une véritable fin. C’est tout à l’honneur de cette équipe technique qui comme on le ressent tout le long du film, s’est donnée du mal pour nous faire passer un joli moment de Cinéma sans jamais y parvenir. Un scénario d’emblée mal écrit, un casting pas mauvais mais avec un jeu d’acteur qui ne suit malheureusement pas les ambitions du metteur en scène (réalisateur) et surtout, une prévisibilité à vous faire parler tout haut devant votre écran.

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A la fin du film, on se sent un peu comme la demoiselle, chez Le Film Camerounais. Mais sans plus tarder, nous vous proposons de sacrifier sept petites minutes de votre temps découvrir “Badluck”, histoire de vous en faire quand même votre propre idée …