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MUST READ : Le Cameroun se met à l’horreur

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Après l’article le Cameroun passe à l’Action, LFC a décidé de remettre ça, mais cette fois pour le film d’horreur. Petit tour d’horizon de ce que la nouvelle vague de réalisateurs et acteurs nous proposent en la matière. Attention frisson, les LFCinéphiles.

Le genre n’est pas fréquent. Les films d’horreur se comptent encore sur le bout des doigts au Cameroun, voire d’une seule main pour les présentables. Et comme chez LFC, on apprécie particulièrement les Cinéastes qui sortent des sentiers battus, nous vous présentons ce qui se fait actuellement d’intéressant dans le paysage cinématographique du 237Land.

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“Mes vampires” (LEA MALLE Franck Thierry, 2017) parle d’Agnès, une jeune fillle d’une vingtaine d’années qui arrive dans un village rempli de sorciers. Le film est porté par l’actrice très prometteuse Mbesso Sonita Fabiola, dont nous vous invitons à retenir le nom.


“Monsieur l’Abbé” (Serge Alain Noa, 2015 )
avec Axel Abessolo en tête d’affiche, est un court-métrage quelque peu maladroit mais qui demeure appréciable. Nous sommes ici dans un village maudit, où une mère cherche le moyen d’épargner son fils de la mort.

MONSIEUR L’ABBE from VYNAVYPROD on Vimeo.

“Times” (Hervé Moukoko, 2014) est entre le thriller et le film d’horreur, un court-métrage qui vaut le détour et parle d’une bande d’amis partis en week end dans une maison isolée, mais dont la petite escapade tourne mal à l’arrivée d’un sixième convive.

“Votary – Spirit of the dead” (Tabi Zama, 2012) quant à lui est un film de 90 min, avec Valery Nchifor qui se situe entre le drame familial et le film d’horreur. Il s’agit ici de la mort d’un diacre entièrement dévoué à sa fraternité, son église et sa chefferie qui provoque une crise de légitimité autour de qui l’enterre …

Après le cinéma d’action, il semblerait que plus rien n’effraie la nouvelle vague de Cinéastes camerounais.

M.N.

MUST READ : La richesse du Cinéma en langues

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Pierre Loti Simo “Le Cri du Coeur”

Les langues locales, encore trop peu présentes au cinéma, sont pourtant un atout pour les scénarios et les acteurs qui y gagnent en crédibilité et naturel. Les rares films en langues, qui contribuent à la diversité linguistique et culturelle du Cameroun, méritent bien d’être salués.

On se souvient d’Eriq Ébouaney, l’acteur qui parlait fièrement Duala dans un blockbuster américain. Un court instant de reconnaissance et de fierté cinématographique. Peut-être un peu trop bref, mais assez rare et symbolique pour rester une anthologie. Ci-dessous la vidéo, juste parce que ça fait du bien de sentir son patois du village valorisé aux yeux du monde.

Au delà de la reconnaissance linguistique et culturelle, le cinéma en langues a de nombreux avantages. L’une des forces du court-métrage « Le cri du coeur » de Pierre Loti Simo. provient justement du fait que le film, qui parle des traditions, est totalement en langue locale. Le choix du patois renforce la cohérence du scénario et de la mise en scène. Et en plus de jeux d’acteurs globalement fluides et d’assez bonnes transitions entre les scènes, le patois apporte une touche supplémentaire de spontanéité et de naturel.

Parler en langues locales peut donc se transformer en un véritable atout pour votre film. Il permet en outre une plus grande démocratisation du 7ème art, notamment auprès  de scénaristes et d’acteurs plus à l’aise dans leurs langues natales.

M.N.