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MUST READ : le Cameroun passe à l’Action !

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Le constat est manifeste. Le cinéma d’action camerounais se débrouille de mieux en mieux. La nouvelle vague de réalisateurs camerounais qui s’y essaye incarnée entre autres par Dr Nkeng Stephens, Benjamin Éyaga ou encore Rodrigue Fotso, portent fièrement les couleurs de ce genre particulièrement délicat.

Relativement nouveau et encore fébrile, le film d’action camerounais se porte de mieux en mieux tout en offrant des scénarios variés, mais encore un tantinet faible au goût de LFC. En 2016, le court-métrage « Course contre la honte » mettait en scène un agent des services secrets dans un thriller policier mouvementé. Une première honorable pour Benjamin Éyaga en tant que réalisateur.

Autre son de cloche pour Rodrigue Fotso qui raconte dans « Badluck » en 2017 le vol en voiture d’une femme qui tourne mal, et pas seulement pour la victime. Le court-métrage est prometteur, malgré les lacunes que nous évoquions dans l’article qui lui était consacré. Dr Nkeng Stephens a quant à lui choisi de montrer dans « CAESAR » la vie du ghetto, rythmée par l’injustice, les actes de violence et de revanche. Un mix de «La cité de Dieu» et  « La fureur du dragon »…à la camerounaise.

Ainsi, on pourrait résumer la nouvelle tendance pour les films d’action par les mots engouement et diversification. Et la formule, encore à l’essai, porte pourtant des fruits. « Courses contre la honte » a été en lice lors de nombreux festivals, dont le Moké film festival. « CAESAR » a de son côté remporté le prix du meilleur court métrage lors de la quatrième édition du Art City Short Film Festival en décembre 2017.

Avec des scènes d’arts martiaux plutôt honorables et des tentatives de tirs à l’hollywoodienne, les réalisations camerounaises n’ont pas à rougir de leurs performances. Notamment lorsque l’on songe aux difficultés de financements et aux contraintes matérielles et techniques auxquelles doivent faire face les réalisateurs et producteurs camerounais. Terminator et James Bond n’ont qu’à bien se ternir ; toute raison garder évidemment !

M.N.

 

REVIEW : “LIFE POINT” ou quand le Cinéma d’auteur flirte avec le film grand public

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Le 17 février dernier, la chaine nationale (CRTV) nous proposait une soirée Cinéma que nous attendions tous : “Life Point” d’Achille Brice, en compétition officielle au Fespaco 2017, était enfin projeté sur nos petits écrans. Créant à la fois polémique et excitation, le film a néanmoins été vu par le plus grand nombre ce soir là comme en témoigne les multiples réactions sur les réseaux sociaux lues après diffusion.

Chez Le Film Camerounais, nous l’avouons : voir autant de téléspectateurs rassemblés autour d’un film 100% made in 237Land nous a énormément réjoui ! Les avis fusaient de partout, avec une ambiance digne d’une salle de Cinéma pleine à craquer. Nous avons tous découverts avec curiosité cette histoire d’amour naissante entre ce vieux Professeur d’Université veuf incarné par Gérard Essomba et cette jolie jeune danseuse, Tatiana Ngong, que nous raconte le réalisateur Achille Brice.

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La première chose que nous avons retenu en regardant le film, est l’envie forte qu’a eu le réalisateur de nous faire vivre un moment de Cinéma, s’éloignant le plus possible de l’étiquette “téléfilm” qui colle à beaucoup de films faits par des Africains. Cet effort est certainement la conséquence de ces scènes à rallonge, parfois trop lentes à notre goût. Le rythme du film rend le tout pesant, comme une valse interminable où les couples arrivent tout de même à nous convaincre de leurs talents de danseurs.

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L’arrivée du fils du Professeur incarné par Nkanya Nkwai, essaye désespérément de nous ramener dans un film plus grand public, comme si Achille Brice se rendait soudain compte que son oeuvre embrassait un peut trop le Cinéma d’auteur. Lorsque apparait alors le générique de fin, nous sommes mi figue mi raisin chez Le Film Camerounais, appréciant à la fois le jeu d’acteurs et les belles trouvailles côté réalisation (mention spéciale à Tatiana Ngong qui pour nous est la révélation du film), mais regrettant une écriture finalement peu structurée de l’ensemble.

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Toutefois, nous tenons à remercier le réalisateur, pour nous avoir offert ces moments de Cinéma que nous recherchons tant devant nos films, mettant par la même occasion en avant plusieurs talents de notre Cinéma que ce soit dans le casting que dans l’équipe technique. Bravo également aux doubleurs (Axel Abessolo ou encore Valérie Efouba Duval), qui ouvrent une porte à un nouveau savoir-faire au Cameroun.