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PEOPLE : Merveille et Grâce Essomè, complémentaires et distinctes

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Deux graines d’artistes. Révélées dans « G &M » de Rostand Wandja, Merveille et Grâce Essomé sont deux jeunes artistes pleins de talents qui avancent de pair, tout en affirmant des personnalités bien distinctes.

Un duo dans la vie comme à l’écran. C’est ensemble que les soeurs Merveille et Grâce Essomè tournent devant la caméra. Une première fois sous la direction de Rostand Wandja, qui a révélé les talents des deux jeunes filles dans « G &M » (2015), et plus récemment sous la responsabilité de Nabe-Daone, dans le court-métrage « So be it » (2016).

Dans l’un comme dans l’autre film, Merveille et Grâce Essomè y apparaissent complémentaires. Dans « G &M » , c’est grâce à leur intelligence mutuelle qu’elles parviennent, unies, à outrepasser la réticence de leur mère et réaliser leur envie de faire du théâtre. Tandis que dans  « So be it », bien qu’elles campent deux facettes opposées du personnage principal Adelore, celle du oui et non, du bien et du mal, elles n’en demeurent pas moins éminemment complémentaires. 

Pourtant Merveille et Grâce Essomè sont deux artistes bien distinctes. Dans « G & M », Merveille Essomè interprète de manière plutôt convaincante le rôle de la rebelle, presque têtue, tandis qu’elle jouera le côté plus moral du personnage principal de « So be it ». À l’inverse, Grâce, tout aussi rebelle, mais moins encline à désobéir dans « G & M », représentera le côté plus sombre et matérialiste d’Adelore.

Deux artistes, deux soeurs complémentaires certes, mais aussi bien distinctes dans leurs rôles d’actrices. À suivre…

M.N.

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À L’AFFICHE : Retour au moyen-âge camerounais

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Les films sur l’époque médiévale au Cameroun sont rares. Assez pour que LFC célèbre les quelques productions en cours.

Les films de la période médiévale du 237Land, celle des royaumes camerounais ne sont pas courants au Cinéma. Néanmoins, quelques Cinéastes s’aventurent dans ce passé riche en enseignements et malheureusement trop méconnu.

Parmi les films à découvrir cette année dans ce genre cinématographique, figure « Peau de Panthère » de Brice Numkam avec Alain Bomo Bomo en tête d’affiche. Nominé aux Écrans noirs 2018 dans la catégorie Longs-métrages camerounais, le film raconte le combat de FONO pour la succession au trône de son père, le défunt roi du pays NGRAPHI. 

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Également attendu, « Ekop Djam » de Nabe-Daone devrait réjouir tous les curieux de films moyenâgeux camerounais. En plus de l’histoire attrayante de Ndjende, albinos rejeté par tout le village y compris son père, et élevé dans le secret par une vieille femme pour lui sauver le vie, le film promet une intéressante reconstitution d’une communauté de vie avant l’arrivée des premiers explorateurs européens au pays.

Dernier et non des moindres, « Hemlè » de Yana Mbenda. Beaucoup de mystère entoure le film, mais les images et vidéos distillées mettent déjà l’eau à la bouche : costumes et armures d’époque, décors magnifiques (au moins en apparence). En sommes, de quoi aiguiser l’appétit des LFCinéphiles. La sortie du film nous dira si le résultat final est à la hauteur de sa communication, actuellement rondement menée. 

Les films dont l’histoire se déroule durant le moyen-âge camerounais sont pleins de promesses. Mais seul l’avenir sera en mesure de confirmer ces espoirs. 

M.N.