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À L’AFFICHE : “Minga et la cuillère cassée” ou l’aventure du Cinéma d’animation camerounais

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© Picture from Claye Edou Facebook Account

“Minga et la cuillère cassée” aux festivals Cinémas d’Afrique de Lausanne et Écrans Noirs, et depuis peu dans les réseaux CanalOlympia. Une belle reconnaissance du potentiel du Cinéma d’animation camerounais. 

L’aventure de “Minga et la cuillère cassée” (2017) continue. Après le Festival du Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM), Vues d’Afrique, le festival du Film d’Animation d’Abidjan (FFAA), le festival Cinémas d’Afrique de Lausanne, le film a été sélectionné à la 22 ème édition du Festival Écrans Noirs et fait partie depuis peu de la programmation du réseau  CanalOlympia. Une excellente nouvelle pour Claye Edou, son réalisateur, et pour l’industrie de l’animation au Cameroun. 

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© Picture from Claye Edou Facebook Account

Adaptation libre sous forme de comédie musicale de “Les Contes du Cameroun” de Charles Binam Bikoi et Emmanuel Soundjock paru dans les années 70, le long-métrage raconte l’histoire de Minga, une orpheline chassée de la maison par sa belle-mère pour avoir cassé une cuillère. Minga entame alors une série d’aventures où se mêlent animaux sauvages et prince charmant. Le tout sous fond de décor pré-colonial et ponctué d’expressions en langues locales. 

L’aventure de “Minga et la cuillère cassée” est aussi celle du cinéma d’animation camerounais. Une industrie encore peu développée au 237 Land. Rares sont les studios d’animation comme Cledley Productions, fondé par Claye Edou, malgré l’intérêt croissant des jeunes vers ce genre cinématographique. 

Un genre qui a déjà été investi dans le passé. En 2015, Daniel Kwama a réalisé “Turbulences”, une allégorie en 3D de plus d’1h50 sur l’émigration clandestine. Le film raconte l’histoire d’un chasseur propulsé dans une planète étrange et qui finit par décider d’émigrer pour s’en sortir. 

La sélection de “Minga et la cuillère cassée” aux festivals Cinémas d’Afrique de Lausanne et Écrans noirs, ainsi que sa programmation dans tout le réseau CanalOlympia sont de bonnes nouvelles. Une agréable aventure que LFC espère, servira à toute l’industrie du Cinéma d’animation camerounais. 

M.N.

À L’AFFICHE : Le sens de l’humour des Cinéastes Camerounais

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Ce n’est plus à démontrer. Les Camers ont le sens de la comédie et de l’humour, dans la vie de tous les jours comme au cinéma. LFC est heureux de saluer cette qualité présente dans la culture cinématographique du 237 Land. 

Les Cinéastes camerounais savent jouer des différentes gammes du registre de la comédie et de l’humour. En commençant par la comédie pure, celle censée divertir tout en représentant des tares et ridicules des personnages, et au travers eux, de la société. 

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“DOORMAT” de Christa Éka appartient à cette première catégorie de comédie brute. Le court-métrage, sans dialogue, raconte les frustrations d’Annie dont les voisins n’hésitent pas à utiliser abusivement son paillasson pour nettoyer leurs pieds sales, et la manière dont elle décide finalement de se défendre. Un subtile mélange de comique de gestes et de situation.

Un tout autre style d’humour pour Serge Fonda qui propose dans le court-métrage “Beyond the reality“, la satire d’un comportement social. Le réalisateur met en scène deux amies qui échangent sur leurs relations respectives de couple diamétralement opposées, du moins d’après leur dire… Le film, situé entre la comédie et le drame familial, est une appréciable comédie de moeurs.

Dans “J’AIME” de Ngringeh Laurita et Simo Kaping Dannielle, ce que nous aimons le plus est son humour grinçant. Le film raconte des premiers RDV d’une jeune et intelligente étudiante avec des hommes sélectionnés sur internet. Une mise en scène assez divertissante d’une difficile quête amoureuse, qui repose sur l’association entre comique de caractères et de mots.

Jouant également sur le registre de l’humour autour du langage, “LE VRAI NDEM” réalisé par Agnès Djuimala est un festival de pics et répliques en argot entre deux jeunes du quartier pas très malins, qui se retrouvent confrontés aux questions d’un petit garçon studieux. Savourez la vidéo sans plus tard.

Tout comme le film d’action et le film d’horreur, chez LFC, nous souhaitons aux Cinéastes Camerounais de nourrir et voir s’épanouir le registre comique et humoristique. 

M.N.