FORMATION : Pré inscriptions ouvertes, stages d’écriture de scénarios !

stages-ecriture-scenarios-cameroun-lefilmcamerounais-1

Souvenez-vous des Stages Intensifs Scénarios (SIS237) créés et animés par la scénariste et réalisatrice Françoise Ellong (“W.A.K.A”) en février de cette année ! Ils sont sur le point de faire leur grand retour, dans un nouveau cadre et sous une autre forme : les pré inscriptions sont dores et déjà ouvertes.

Un constat a été fait par Françoise Ellong en fin d’année 2015 lors d’une interview donnée à un média local, soit bien avant le verdict du quatrième Jury des Écrans Noirs : “les Cinéastes Camerounais savent faire de belles images, soit. Cependant, de belles images sans un scénario qui tient la route ne servent strictement à rien.” Comme pour accompagner les actes aux paroles, elle a dans la foulée créé les Stages Intensifs Scénarios, dont la première session a eu lieu dans les locaux de Je Wanda Magazine, dont la fondatrice n’est autre que Céline Victoria Fotso.

stages-ecriture-scenarios-cameroun-lefilmcamerounais-3

De nombreux Cinéastes répondant aux abonnés absents, le stage est néanmoins un succès avec des stagiaires aux profiles aussi différents les uns que les autres : productrice, réalisateur télé, dessinatrice, cadreur, comédien, infographiste et une scénariste en herbe. Tous sont venus pour les mêmes raisons : apprendre à lire un scénario et pour celle qui se destinait à ce métier, savoir construire une structure solide et raconter une histoire avec un début, un milieu et une fin.

stages-ecriture-scenarios-cameroun-lefilmcamerounais-5

Durant le stage, les différents participants ont confronté ce qu’ils pensent savoir du scénario et ce qui est réellement. Puis, de l’exercice très difficile du pitch à l’écriture d’un séquencier en passant par le synopsis, les stagiaires ont appris à lire la structure des films qu’ils visionnaient et à la schématiser lorsqu’il s’agissait d’en venir à leurs propres projets. A des années lumières du cours magistral, les stagiaires au bout du deuxième jour ont radicalement changé leur façon d’appréhender une histoire.

stages-ecriture-scenarios-cameroun-lefilmcamerounais-4

A chaque session, un intervenant prestigieux viendra partager son expérience et sa relation avec le scénario dans le domaine qui est le sien. En février, Olivier Madiba, créateur du premier jeu vidéo d’African Fantasy “Aurion, l’héritage“, a dévoilé en exclusivité ses outils de travail pour la conception du scénario du jeu et les stagiaires ont été les premiers à découvrir la bande annonce officielle et la date de sortie du jeu.

Pré inscriptions : lefilmcamerounais@gmail.com / précisez la ville dans laquelle vous vous trouvez. Dans les semaines à venir, un mail vous sera envoyé avec toutes les modalités afin que vous validiez définitivement votre inscription.

Advertisements

REVIEW : “La Patrie d’Abord”, la comédie dramatique masquée en film de guerre

la-patrie-dabord-thierry-ntamack-lefilmcamerounais-5

Le nouveau film de Thierry Ntamack est sorti en salle hier et bien que le public ait répondu massivement présent, après visionnage, on est un peu déçu. Passé le matraquage médiatique qu’il y a eu autour du premier film de guerre, on se rend vite compte qu’il s’agit plus d’une histoire d’amour compliquée qu’un film en réel hommage aux troupes qui se sacrifient dans le Nord du pays.

Il est enfin là, le nouveau bébé que nous préparait le réalisateur Camerounais depuis un an et demi. Le premier film de guerre, comme mentionné par son énorme campagne publicitaire, a été diffusé hier au Palais des Congrès de Yaoundé. Le Film Camerounais était présent pour ne rater aucune seconde du film et partager avec vous nos impressions.

la-patrie-dabord-thierry-ntamack-lefilmcamerounais-2

Premier sentiment : la confusion. En effet, les premières scènes du film vous perdent totalement. D’un côté une scène de mariage et de l’autre une scène de pillage. Difficile de faire le rapprochement quand on ne connait pas encore le rôle des personnages à l’image. Il faut attendre quelques minutes pour comprendre qu’Arthur le marié, incarné par Thierry Ntamack, est le commandant de la force militaire qui sera impliquée dans un conflit contre Gacha le pilleur, un terroriste incarné ici par le rappeur et producteur Tony Nobody.

la-patrie-dabord-thierry-ntamack-lefilmcamerounais-1

Deuxième sentiment : la déception. On est déçu car on comprend au bout de la première demi-heure du film qu’il ne s’agit pas vraiment d’un film de guerre. Le film dure environ deux heures et quinze minutes et pendant plus de la moitié de ce temps, l’histoire tourne autour de la relation entre Arthur le commandant et sa femme Rachel jouée ici par l’actrice Lucie Memba Bos. Le jeune mari ayant trompé sa femme celle-ci demande le divorce, mais sous l’influence de sa mère. Arthur est prêt à tout pour sauver son mariage. Le film de guerre pressenti au début est loin de ce qu’il semblait être, le spectateur se retrouve dans un mélange de comédie, romance et drame.

la-patrie-dabord-thierry-ntamack-lefilmcamerounais-6

Troisième sentiment : l’euphorie. La comédie est un style qui sied bien à Thierry Ntamack et si vous avez encore les larmes aux yeux laissées par certaines scènes du Blanc d’Eyenga 1 et 2, “La Patrie d’Abord” se chargera de vous achever. Plusieurs scènes du film ont suscité un énorme fou rire dans l’assistance. Si bien qu’on oublie très vite qu’il ne s’agit plus du film qui nous est présenté dans la bande annonce. Très vite aussi, on s’habitue à l’ambiance drôle et dramatique du film et la déception ressentie depuis le début finit par s’en aller. On est même un peu surpris quand vers la dernière demi-heure du film, on revoit des scènes de guerre comme celles du début.

la-patrie-dabord-thierry-ntamack-lefilmcamerounais-4

Quatrième sentiment : l’émotion. Le film est en effet riche en émotions. Si la trame et la mise en scène prête fortement à confusion, le jeu des acteurs en tout cas ne laisse pas indifférent. On regrettera une Lucie Memba Bos sans cesse en larmes, dont le personnage n’évolue quasiment pas. Le casting du film fait néanmoins vivre plusieurs émotions aussi fortes les unes que les autres : joie, tristesse, détermination, courage, amour, rire, pleure, force et foi.

la-patrie-dabord-thierry-ntamack-lefilmcamerounais-7

On reprochera peut-être quelques problèmes techniques à ce film et le fait que l’histoire s’attarde trop sur la relation entre Arthur et Rachel, ce qui nous éloigne du film de guerre promis. Mais “La Patrie D’abord” reste un film assez intéressant et qui vaut la peine d’être vu. Peut-être qu’un relooking du titre ne serait pas de trop …

Les rejoindre sur Facebook / Twitter.

H.C.T.